chapitre 3 : désespoir

le fleuve avait décru

et le moteur ronflait agréablement dans le petit matin

l’avion s’aligna sur la piste

chaque fleur ouvrait sa corolle telle un parachute

sous le ciel qui ressemblait à une boîte en gelée

elle jeta le revolver et je me dis que je retournais maintenant au travail de mes pensées

mais quand je m’aperçus que nous tournions le dos à la ville il était trop tard pour faire demi-tour

alors je sortis de l’autoroute et m’appuyai à cet arbre dénudé

rien n’est plus vide qu’une piscine vide si ce n’est une bouteille à moitié pleine

ou un fusil sans les cartouches

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